C'est le printemps, bientôt, il sera temps de décapoter les cabriolets, de rouler fenêtres ouvertes, chaussé de vos plus belles lunettes de soleil en attendant l'été. Le monde de l'automobile a les idées grises avec les étoiles américaines qui se transforment en armageddon sur le marché : 25 % de taxe imposé par Trump et son gouvernement. Dans un climat déjà difficile, c'est une mauvaise nouvelle pour les constructeurs et toute la chaîne de production. Heureusement, le monde continue de tourner malgré cette guerre économique dont l'automobile n'est qu'un des secteurs touchés. Pendant ce temps en France, une nouvelle est venue cueillir tout le monde : la fin des ZFE serait-elle pour bientôt ? Et pour finir, cela vous dirait de savoir qu'elles sont les finalistes de la finale de la voiture mondiale de l'année ? Cet article est garanti sans farce du 1er avril.
25 % de taxe sur toutes les voitures importées au US
Dans deux jours, la taxe sur les automobiles et les camions légers fabriqués en-dehors des USA sera effective. Si la mesure fait grand bruit, c'est autant dans le reste du monde qu'au cœur même de l'Amérique. L'idée semble intuitive : si les exportations coûtent 25 % plus cher, les Américains vont préférer les voitures made in USA et les constructeurs devront construire des usines en terre américaine pour éviter cette taxe. Ce que Trump et ses acolytes ne pensent pas, c'est la complexité du marché automobile où la gestion et la création d'une usine d’assemblage peut prendre des années et cela pour un coût exorbitant.
Finalement, tout bien calculé, le chiffre d'affaires perdu sur la durée à cause de cette taxe ne rendrait pas forcément intéressants la construction d'une usine, le développement de toute une production et sa rentabilisation sur le moyen terme. Les constructeurs automobiles et les équipementiers ne vont pas jouer pas leur avenir sur 20 ans pour une taxe qui devrait disparaître au terme du mandat du président actuel. On peut difficilement préjuger de l'avenir, mais les économistes semblent plutôt d'accord pour expliquer que cette loi est une balle dans le pied pour l'économie américaine.
Pour l'Europe et ses constructeurs, c'est une mauvaise nouvelle, notamment pour les Allemands. Les Américains ne sont pas trop Clio ou 206. General Motors a subi une perte de 6,8 % sur les marchés : la firme américaine produit en grande partie de ses voitures au Mexique et au Canada, sans oublier les pièces détachées. Cette taxe pour l'instant pénalise l'ensemble du marché automobile mondial, justement parce qu'il est mondialisé. Tout le monde est perdant et cherche des solutions pour encaisser le choc sans jouer dans la provocation parce que tout le monde sait qu'à ce petit jeu, le président américain est imbattable.

ZFE : Le clap de fin ?
Quand nous avons découvert cette information, nous avons d'abord cru à une fake news tant les zones à faible d'émissions étaient promues par les législateurs et destinées à s'inscrire dans notre quotidien. D'un autre côté, la ZFE était remise en cause, ou au moins discutée, par des députés de tous les bords. Lutter contre la pollution de l'air est une bonne idée, mais le faire en excluant une partie de la population des centres-villes semblait pour le moins délicat. Une intention noble se diluait dans une loi punissant ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter une voiture plus propre. Le principe de réalité s'est rappelé aux législateurs même si dans le même temps, les ZFE ont démontré leur efficacité : à Paris et à Lyon, le dioxyde d'azote a été diminué d'un tiers dans ses zones. La commission chargée d’étudier le projet de loi de « simplification » a voté la suppression des ZFE. L'impact social délétère a nourri cette votation. Maintenant, c'est au Parlement de donner son avis et a priori, les députés devraient eux aussi s'exprimer majoritairement pour enterrer les ZFE. Néanmoins, il faudra ensuite regarder du côté de l'UE et de ses directives afin de proposer une nouvelle solution pour protéger et améliorer la qualité de l'air dans les villes de France.
Voitures Mondiale de l'année 2025 ; les finalistes
En bon français, les World Car Awards 2025 seront révélés le 16 avril. Pour mémoire, c'est un jury de 96 journalistes, venus de 30 pays, qui devront choisir les gagnants dans cinq catégories dony « la voiture mondiale de l'année ». La sélection des prétendantes obéit à un critère pour le moins tranchant : la voiture doit être commercialisée sur deux continents à minima. Finalement, ce critère permet d'élaguer les prétendantes et éliminent par exemple la plupart des voitures européennes et notamment tricolores. C'est un choix singulier, mais qui est assez logique : c’est la voiture mondiale qui est élue. Il y a ensuite cinq autres catégories. C'est pour cette raison qu'on peut parfois avoir l'impression de voir plusieurs constructeurs se féliciter de ce titre dans la même page de pub.
La catégorie voiture mondiale "Électrique" 2025
- Porsche Macan
- Hyundai Inster
- Kia EV3
La catégorie voiture mondiale "Luxe" 2025
- Porsche Panamera
- Porsche Macan
- Volvo EX90
La catégorie voiture mondiale "Performance" 2025
- BMW M5
- Porsche 911 Carrera GTS
- Porsche Taycan Turbo GT
La catégorie voiture mondiale "Urbaine" 2025
- Hyundai Inster
- BYD Seagull
- Mini Cooper Electric
La catégorie voiture mondiale "Design" 2025
- Toyota Land Cruiser
- Volkswagen ID. Buzz
- Kia EV3
Le résultat, c'est le 16 avril !